Protocole de libération du subconscient

 

Idris Lahore

Pour prendre plus librement sa vie en mains…



Rappel

Notre conscient est cette partie de notre psychisme dans laquelle nous percevons les sensations, dans laquelle nous sommes conscients de nos pensées, émotions et sentiments ainsi que de toutes les informations qui nous viennent du monde extérieur par nos sens. C’est cette partie avec laquelle nous réfléchissons, prenons des décisions, faisons des choix, tandis que notre subconscient est un processus de notre psychisme, de notre mental, qui agit dans les dimensions de notre être corporel, émotionnel, intellectuel et spirituel dont nous sommes inconscients. Notre subconscient enregistre toutes les informations - toutes les perceptions, toutes les pensées, tous les événements de notre vie - même celles que notre conscient ne perçoit pas, et les garde en mémoire. C’est lui qui fait tous nos apprentissages inconscients et, une fois qu’il a appris une réponse (comportement, perception, pensée…), il réagit toujours de façon automatique et spécifique à toutes les situations extérieures. En d’autres termes, il nous fait toujours réagir de la même façon.

 

 

Le but de notre protocole

Notre protocole a pour but de traiter les émotions négatives et les schémas de pensée qui sont la cause de nos problèmes et de nos difficultés, pour qu’ensuite, notre psychisme oblige notre subconscient à réagir de façon plus autonome. Il s’agit de changer en nous les systèmes de croyance qui déterminent la façon dont nous réagissons aux situations extérieures et les expériences que nous faisons.

Nos réactions négatives sont toujours liées à des perturbations non intégrées, c’est-à-dire des émotions non intégrées dans le passé qui ont créé des schémas de pensée : ceux qui nous font réagir négativement aujourd’hui. Nous avons accumulé une très grande quantité de perturbations non intégrées dans notre psychisme et il s’agit de le nettoyer car tous ces schémas de pensée, toutes ces croyances sont ancrés dans notre psychisme, qui nous fait réagir de manière spécifique et mécanique dans une situation donnée, alors même que, la plupart du temps, quand il s’agit d’émotions négatives et de schémas de pensée qui nous emprisonnent, nous aimerions pouvoir réagir autrement… Mais notre subconscient ne nous le permet pas, car nos expériences de vie l’ont programmé de la façon dont il nous oblige à réagir. Notre méthode a pour but de déprogrammer notre subconscient de ses programmes négatifs, afin de les remplacer par la liberté de réagir consciemment et volontairement : par ce protocole, nous décidons d’enseigner à notre subconscient à réagir plus sainement.

 

Votre intention consciente incitera votre subconscient à réagir pour neutraliser ou éliminer le problème que vous aurez décidé de traiter. C’est votre subconscient qui fait le traitement pour vous et son travail consiste à éliminer les racines des émotions négatives, des schémas de pensée négatifs, des croyances négatives qui déterminent vos expériences actuelles. Nous voulons aider le subconscient à guérir de tous les blocages, toutes les limitations, toutes les expériences désagréables ou non adaptées qui viennent de vos vécus passés. Le subconscient ne réagit plus alors automatiquement sur ces bases négatives qui sont toujours liées au passé. Nous n’avons pas pu achever ou intégrer un grand nombre d’expériences négatives ; dans de nombreuses situations, nous n’avons pas pu exprimer ce que nous pensions ou ce que nous ressentions : notre subconscient enregistre (et réactive ensuite) toutes ces perturbations non intégrées, toutes ces expériences inachevées. Face à toute situation présente, le subconscient nous fait réagir sur la base d’un vécu passé : il déroule cette réaction, ce programme, tout à fait automatiquement, de façon toujours fidèle, précise et spécifique. En réalité, nous ne voudrions pas de ces réactions mécaniques, nous voudrions changer, nous voudrions réagir autrement : voilà ce que va nous permettre notre méthode.

 

 

 

Premiers enregistrements subconscients



A quel moment cela a-t-il commencé si, aujourd’hui, je subis la mécanique de l’enfant ? Lorsque l’enfant fait une première expérience, ce qui s’impose à lui, est-ce le subconscient de sa famille, un subconscient collectif, autre chose ?

Si nous nous limitons au début de cette vie, la réaction inconsciente a pu commencer à la naissance. Vous aviez peut-être déjà faim dès votre naissance, et comme vous n’avez pas eu la tétée tout de suite, vous vous êtes mis en colère… Ou bien, à la naissance, vous vous êtes senti arraché à ce monde auquel vous apparteniez avant, puis abandonné… : peut-être que votre peur a commencé tout de suite, à cet instant-là, à cause de cet arrachement. D’autres sont peut-être devenus tristes tout de suite, etc. Ces expériences de retard - des aliments, d’un regard, d’un signe d’attention de la part de la mère ou du père - suffisent à créer des réactions. Mais on peut reculer encore un peu dans le temps. Peut-être que, dans le ventre de votre mère, vous avez déjà reçu un certain nombre d’informations : à travers votre mère, à travers ses propres expériences, vous avez peut-être déjà pris sur vous ou en vous ses émotions, et non pas vos propres émotions : les mêmes hormones, les mêmes neurotransmetteurs, les mêmes vitamines (ou le manque de vitamines), les sels minéraux… ont été déversés dans le corps de la mère et ensuite sont passés dans le corps de l’enfant, et vous avez commencé à faire des expériences de peur. De joie aussi. Nous traitons ici les émotions et situations négatives, donc nous ne parlons pas de tout ce que le subconscient fait de bien ! Notre but est de voir ce que l’on peut améliorer.

La mémoire du subconscient

Lorsqu’on parle devant un groupe, le fait de ressentir…

Que ressentez-vous maintenant ? Puisque vous avez parlé devant notre groupe.

 

J’ai le cœur qui bat vite, la respiration un peu bloquée…

Oui. Ce sont ces réactions mécaniques qu’il faudra que vous voyiez vous-même lorsque vous appliquerez notre protocole. Il ne suffit pas de dire “J’ai peur de parler en public”, par exemple ; il vous faudra savoir où et comment votre subconscient vous fait ressentir votre peur.

Ces sensations, je les ai eues quand j’ai dû commencer à enseigner devant ma classe puisque je suis enseignante, et ensuite, elles ont disparu. Est-ce que ça veut dire que le programme a changé ?

Un peu, mais vous en avez encore des traces puisque lorsque vous n’êtes pas devant votre classe, mais ici, les mêmes symptômes reviennent. Cela signifie que votre subconscient a une très bonne mémoire et il vous dit comment réagir dès que vous parlez devant un public (il faut que votre cœur batte plus vite et que votre respiration se bloque un peu). Avec l’apprentissage et l’expérience, beaucoup de choses changent, mais malgré tout, si l’on n’a pas éradiqué la racine du conditionnement, il revient à un moment ou à un autre, surtout face à des situations nouvelles.

Génétique, Transgénérationnel

Vous avez peut-être vécu déjà toutes ces expériences dans le ventre de votre mère, des expériences qui venaient d’elle, qui lui appartenaient à elle. Peut-être aussi êtes-vous influencé par la mémoire qui existe dans toutes vos cellules, et pas seulement la mémoire de votre mère : vos cellules contiennent évidemment aussi la mémoire de ce qui vient de votre père… et dans votre mère et dans votre père, il y a la mémoire de leurs propres parents. Dans la mémoire cellulaire de vos grands-parents, il y a la mémoire de vos arrière-grands-parents. On peut remonter ainsi sur quelques générations et peut-être même jusqu’au début des temps humains. Peut-être est-ce à ce moment-là que les humains ont fait pour la première fois l’apprentissage de la peur. Nous avons en nous un programme génétique qui nous permet de vivre la peur non seulement comme une émotion négative, mais parfois comme une réaction qui nous sauve la vie ! Nous avons en nous des programmes génétiques, qui sont en nous comme une base, mais ils ne s’imposent pas à nous : il faut que, de l’extérieur, nous soyons en contact avec des situations particulières pour que nous puissions mettre en œuvre les programmes génétiques qui sont les nôtres ou bien les changer, grâce à un apprentissage. Deux influences en nous sont toujours possibles : soit être totalement soumis à notre programmation génétique, soit apprendre de nouvelles attitudes, et l’un peut transformer l’autre, en tout cas l’un a une influence sur l’autre. Vos réactions inconscientes ont probablement leur source dans un passé lointain, mais aujourd’hui, nous allons nous restreindre aux éléments qui nous sont accessibles directement.

Les perturbations non intégrées

 

Notre méthode a donc pour but de traiter les émotions négatives et les schémas de pensées qui sont la cause de nos problèmes et de nos difficultés pour qu’ensuite, notre subconscient réagisse de façon plus adéquate aux situations. Il s’agit bien de changer nos systèmes de croyance, qui déterminent la façon dont nous réagissons aux situations extérieures et les expériences que nous faisons. Prenons un système de croyance : par exemple, la peur des chiens. Sur quoi cette peur est-elle basée ? Sur une mauvaise expérience, qui a généré une fausse croyance selon laquelle tous les chiens vont nous mordre, tous les chiens sont dangereux. Une expérience, positive ou négative, induit des croyances, ou ce que nous appelons des schémas de pensées, beaucoup plus complexes encore que cet exemple. Donc le subconscient induit non seulement en nous des réactions physiques, mais également des croyances, et nous les appelons des croyances limitantes ou des schémas de pensées négatifs : c’est-à-dire des “perturbations non intégrées”.

Nous avons dans notre subconscient des milliers de ces perturbations non intégrées et il va s’agir de les traiter. Si nous devions les traiter une à une, ce serait impossible. Notre traitement permet d’en saisir un certain nombre et de les traiter. Ensuite, nous induisons un processus de globalisation. Nous pouvons traiter notre peur du chien du voisin : il est probable qu’à un moment, nous n’aurons plus peur de ce chien… mais dès qu’en arrivera un autre, la peur reviendra. Par contre, si nous utilisons l’effet de globalisation, nous n’aurons plus peur d’aucun chien, sauf s’il en va de notre survie réelle, c’est-à-dire que notre traitement ne fera pas disparaître les peurs basées sur un discernement sain, qui sont souvent des peurs instinctives naturelles et non pas des peurs psychologiques. Ce sur quoi notre traitement a une influence, ce sont les perturbations psychologiques qui font de nous des handicapés psychologiques, puis physiques après, dans certains domaines de notre vie en tout cas. Donc les émotions et les réactions saines se manifesteront encore plus facilement, et avec encore plus d’intuition et d’instinct que lorsque ce sont nos blocages qui nous imposent les choses.

Le but est bien de déprogrammer ce dont nous ne voulons plus en nous et non de programmer autre chose. Le but est de nous rendre libres, ce qui nous permet d’introduire petit à petit le ou les programmes adaptés. Il ne s’agit pas de remplacer un programme par un autre : il s’agit de faire des expériences plus saines et plus positives, qui deviennent évidemment aussi de nouveaux programmes, mais nous ne les pensons pas à l’avance. Nous permettons à notre sagesse intérieure, à notre instinct, aux expériences positives que nous avons faites par le passé, à tout ce que nous avons étudié et compris, de devenir la matière de nos réactions à venir.

 

 

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