La pensée systémique


Qu’est-ce que la pensée systémique ? C’est une pensée qui ne rejette rien. Elle inclut tout, même l’erreur. Selon l’application du premier principe systémique, le principe de réalité : tout ce qui existe appartient à ce qui existe !
Immédiatement après, s’applique le deuxième principe systémique, le principe de l'ordre ou du rang ; chaque chose à sa juste place. On ne peut pas tout mélanger : tous les systèmes, tous les raisonnements, toutes les théories ont leur place, bien précise. L’intelligence consiste à voir que tout ceci existe et a le droit d’exister. Il est même bon que tout existe, dans la diversité, mais que tout a sa juste place. Si tout est à sa juste place, nous sommes automatiquement dans une tolérance, dans une ouverture à chacun et à tout.
La loi des systèmes veut aussi que dès qu’on touche à un endroit, tout le reste soit influencé, donc on ne peut pas s’intéresser qu’à un fragment et se couper du reste : tout appartient au champ dans lequel nous travaillons, et tout a une influence sur ce champ.

 

 

Méta-principe de réalité ou d’acceptation du réel

La reconnaissance de ce qui a été et de ce qui est. La négation de ce
qui est (a été) affaiblit le système et empêche sa croissance. Ce principe exige que nous reconnaissions les choses et les êtres tels qu’ils sont, la réalité telle qu’elle a été et telle qu’elle est.
L’illusion (l’ignorance) blesse ce premier métaprincipe ; elle est la plus grande cause de malheur et de souffrance dans le monde. Partout où l’on ne reconnaît pas ce qui est, on récolte la souffrance. La négation de ce qui est (a été) affaiblit le système et empêche sa croissance.

 

 

 

Méta-principe de priorité

“Un des buts du travail systémique est de remettre de l’ordre dans ce qui semble en désordre”

La priorité du système sur l’individu comme condition de l’évolution possible de l’individu (et du système !) Il est le principe sur lequel nous pouvons avoir le plus d’influence. Il nous dit que, dans tout système, toute situation, le non respect d’un certain ordre conduit à la maladie, à la souffrance, au déséquilibre et que respecter l’ordre conduit à la guérison et à l’équilibre. Imaginez une course d’aviron : si l’un des rameurs décide de ramer à contresens, c’est le désordre, voire le chavirement, parce qu’un individu s’est donné plus d’importance que l’ensemble. Si tous rament ensemble, l’ensemble arrive au but et chaque individu
aussi... Tout ce qui va à l’encontre de ce principe perturbe le système et empêche les uns et les autres, y compris celui qui perturbe, d’arriver à son but et/ou de trouver un équilibre. Si vous regardez votre vie à partir de ce point de vue, vous comprendrez encore mieux comment agit ce principe. Il faut que le système soit dans un état d’équilibre et de bien-être pour que l’équilibre et le bien-être des éléments individuels puisse se réaliser.

La reconnaissance de ce qui a été et de ce qui est. La négation de ce
qui est (a été) affaiblit le système et empêche sa croissance. Ce principe exige que nous reconnaissions les choses et les êtres tels qu’ils sont, la réalité telle qu’elle a été et telle qu’elle est.
L’illusion (l’ignorance) blesse ce premier métaprincipe ; elle est la plus grande cause de malheur et de souffrance dans le monde. Partout où l’on ne reconnaît pas ce qui est, on récolte la souffrance. La négation de ce qui est (a été) affaiblit le système et empêche sa croissance.

Méta-principe de l'équilibre entre donner et recevoir

Il est garant de l’équilibre et de l’adaptabilité. Il faut toujours tendre à donner autant que l’on reçoit et à cultiver la gratitude, surtout quand on ne peut pas rendre ce qu'on a reçu. Les parents donnent toujours plus, tout simplement parce qu’ils ont donné la vie, les fondateurs des entreprises donnent toujours plus, parce qu'ils ont créé l'entreprise en question, la plupart des aînés et des anciens ont également donné plus que ceux qui viennent après eux. Ce métaprincipe agit à travers tous les principes. Il est un principe de justice et d’équité. Chaque fois qu’un mal est fait, il faut trouver à le compenser, et il y a mille manières possibles ; chacun doit trouver pour lui-même. Sinon, le mal se compense de toute façon tout seul, mais dans ce cas, une personne paie pour une autre, car les lois du système sont aveugles, elles s’appliquent tout simplement, et c’est souvent le dernier venu, ou le plus faible, qui paie... Par contre, quand on ne peut pas rendre ce qu’on a reçu (à ses parents, à ses aînés, aux anciens...), il s’agit de cultiver la gratitude à leur égard.

 

 

 

 

Les trois principes supérieurs

Blesser l’un des principes supérieurs signe la destruction du système ou en tout cas, une blessure très grave qu’il sera très difficile de réparer et qui se répercutera dans le temps.

Le principe d'appartenance (contraire de l’exclusion)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il nous dit que chacun a le même droit d’appartenance : quelqu’un ne peut pas appartenir plus ou appartenir moins à sa famille. Personne ne peut être exclu. Donc, si quelqu’un est exclu ou si l’on considère qu’il a un moindre droit d’appartenance, la conséquence en sera la souffrance et la mort. Ce principe se subdivise en deux sous-principes :
a. Principe de non-exclusion : chaque élément d’un système a le droit de ne pas être exclu. Si quelqu’un est exclu ou rejeté, un descendant répétera les mêmes comportements responsables de l’exclusion du précédent.
b. Principe d’égalité d’appartenance : chaque élément du système a un droit équivalent d’appartenance (il n’y en a pas un qui aurait le
droit d’appartenance plus qu’un autre)
Questions utiles : Est-ce que tous ceux qui appartiennent au système
y sont admis ? Y a-t-il des personnes, des choses ou des groupes négligés ou oubliés ? La définition de l’appartenance est-elle claire ? De quel membre ne parle-t-on pas dans le système ?

 

 

 

Le principe d’ancienneté (ou de l'ordre ou du rang)

Tout arrive à un moment : si vous êtes l’aîné d’une famille, le cadet est arrivé après vous. Dans une vie humaine, tout arrive selon ce principe de l’ancienneté, qui demande à être respecté. Il y a un ordre de précédence, et le second ne peut pas précéder le premier.
On peut occuper la première place dans toutes sortes de fonctions, mais on ne peut jamais être celui qui a été le premier avant nous, tout comme le premier ne peut pas venir après celui qui est arrivé plus tard ! Blesser ce principe d’une manière ou d’une autre conduit à la souffrance, et encore beaucoup plus rapidement à la mort, que la blessure du principe d’appartenance.
Comme si une blessure infligée au principe de l’ancienneté était punie de mort à un moment ou à un autre, dans une situation ou dans une autre.
Ceci est surtout important dans le cadre des maladies graves et
des accidents graves.
Les ancêtres, les anciens, les aînés ont droit au respect et souvent aux honneurs. Ils doivent être traités avec dignité. Les enfants ne peuvent pas devenir les parents de leurs parents, ils ne peuvent pas critiquer leurs parents, ils ne peuvent pas pardonner à leurs parents : par toutes ces attitudes, les enfants se placent au-dessus de leurs parents, blessant en cela le principe de l’ancienneté. Ne pas oublier cependant que le système est prévu pour accueillir de nouveaux éléments. Exemple : dans un système
familial, quand un deuxième enfant naît et prend une partie de la place qui appartenait au premier. Que doit-on faire pour rétablir l’équilibre perturbé, en sachant que le deuxième a un droit absolu d’appartenance à ce système ? La même question se pose pour toute entreprise, tout organisme, quelle que soit sa nature.
Questions utiles : Qui était là en premier ? Qui est venu ensuite ?

 

 

 

Le principe de l'égalité entre donner et recevoir

Déjà abordé en tant que troisième métaprincipe euphonique, il s’agit de l’équilibre entre donner et recevoir. Ce principe ne s’applique pas de la même façon dans le cadre de la vie et dans le cadre de l’amour. Dans le cadre de la vie, c’est un équilibre qui essaie constamment de se rétablir pour que le monde et la vie continuent à évoluer. Dans le cadre de l’amour, si l'on veut que l’amour se perpétue, il faut toujours aller un peu à l’encontre du principe de l’équilibre entre donner et recevoir : il faut toujours essayer de donner un peu plus et ensuite, de recevoir un peu plus. Il faut précipiter un déséquilibre pour que l’amour se perpétue.
Sinon, ce principe qui s’applique à la vie devient, dans le cadre de
l’amour, une question de commerce et dans le commerce, il n’est plus question d’amour : les échanges se font encore, mais la base en est plutôt le profit, la croissance, e
tc.

Ces trois principes dits "supérieurs" s’appliquent partout où il y a de la vie et où il y a de l’amour.

Les problèmes qu’ont les êtres humains entre eux trouvent en grande partie leur source dans la blessure de ces trois principes.