Le Génogramme

Le génogramme ou génosociogramme est une variante synthétique
de l'arbre généalogique sur trois générations. Il représente, en plus de
l'arbre généalogique classique, les liens ayant affecté les ancêtres de la personne et les faits marquants de l'histoire de la famille. Il permet de se donner une image plus claire de sa propre famille et commencer à découvrir les interactions, les intrications cachées. Construire son propre génogramme nécessite de poser des questions autour de soi.
Le montage du génogramme est une partie un peu technique du travail
systémique. Un génogramme est un mini arbre généalogique, qui ne
comporte que trois générations, en commençant par votre génération,
avec votre fratrie et votre conjoint (vous pouvez faire figurer vos descendants et les siens), les ex-conjoints ou partenaires... ; puis la génération de vos parents, avec vos père et mère, leurs frères et soeurs, leurs ex-partenaires...; et la génération de vos grands-parents, avec leurs frères et soeurs et leurs éventuels ex- conjoints ou partenaires.
On fait également figurer sur le génogramme, grâce à un système de
signes, les événements marquants pour ce système familial : mariages naissances, décès, séparations, divorces, maladies, exils, condamnations...
tous ces éléments mettant en évidence les liens entre les membres
du système.
 

Qui fait partie du système familial ?

Les frères et soeurs de vos parents font partie de votre système, mais pas leurs enfants, c’est-à-dire pas vos cousins et vos cousines. Ce sont les lignes directes qui comptent. C'est-à-dire que font partie du système familial : le père, la mère, les enfants, les grands-parents, les oncles et tantes (pas les cousins), les arrière-grands-parents, les personnes qui ont été quittées ou rejetées, les personnes sur le compte desquelles la famille, ou un membre de la famille, a tiré un profit ou un avantage par sa mort, son malheur ou son exclusion, ou bien de très grands bienfaiteurs de votre famille, ainsi que ceux qui ont causé un grand malheur à votre système familial. Ne figurent pas les amis, même s'ils sont importants pour vous.
Vous pouvez inclure un frère adoptif, par exemple, dans votre génogramme et surtout l’aimer comme il est, mais il a relativement peu d’influence sur votre système.
 

Informations nécessaires à l’établissement d’un génogramme

 
● Toutes les soeurs, tous les frères
● Les demi-frères, les demi-soeurs
● Les enfants adoptés
● Ses propres enfants et petits enfants
● Son père, sa mère
● Son père adoptif ou sa mère
adoptive
● Les oncles et tantes
● Les grands-parents (paternels,
maternels)
● Toutes les dates de naissance et
de mort
● Les dates de séparation/divorce
● Les professions
● Les situations sociales
● Les événements historiques
(guerre, fuite, exil, situation
politique...)
● Les emprisonnements
● Les hospitalisations
psychiatriques
● Les partenaires précédents des
parents
● Les partenaires précédents des
grands-parents
● Les parents ont-ils été obligés
de se marier à cause d’une
grossesse ? Les grands-parents ?
● Les enfants morts nés
● Les avortements
● Les fausses couches
● Les maladies personnelles
● Les maladies dans la famille
● Les séjours hospitaliers
● Les accidents graves
● Les meurtres dans la famille
● Les suicides
● Tous ceux qui sont morts jeunes
● Ceux qui ont été abandonnés ou
confiés à d’autres
● Toutes les formes de vie
difficile : handicap, dépression,
dépendances (drogues, alcool...)
● Les thèmes tabous
● Les secrets de famille
● La sexualité, les abus...
● L’appartenance religieuse
● L’appartenance ethnique
● Les échecs et les réussites
● Les situations financières
● Les exclus, les rejetés
● Les brebis galeuses (bêtes noires)
● Les soi-disant saints
● Les scandales
● Les cas de mort mystérieuse, de
mort dont on ne parle pas
 

Droit de vie et de mort

Chacun vit son destin
Concernant tous les morts que vous pouvez découvrir dans votre système, peu-être lors du montage de votre génogramme, ceux qui éventuellement sont morts en bas âge, au lieu de réagir avec tristesse, regardez ces enfants morts et posez-vous une autre question :
qui, en dehors d’eux et de leur destin, doit dire combien de temps quelqu’un doit vivre? Nous, parce que ça nous convient ? Est-ce que nous savons combien de temps un autre doit vivre ? Est-ce qu’ils n’ont pas vécu leur destin? Est ce que ce destin, ce quelque chose de plus grand, ne sait pas pourquoi ils ont vécu si peu de temps?
La tristesse face à ces morts peut venir de ce qu'on voudrait qu’ils soient vivants ; tandis que vous n’avez plus besoin d’être triste si vous les regardez en pensant qu’ils ont eu un destin qui était bien leur destin et, pour peu que vous croyiez, par exemple, en la réincarnation, vous savez que ceux qui viennent sur terre pour vivre juste un petit bout de temps ou même pas de temps en dehors du ventre de leur mère, c’est que c’est leur mouvement d’évolution qui le demande, pour qu’ils puissent évoluer au-delà et qu’ils puissent apprendre quelque chose qu’ils n’auraient jamais pu apprendre, ou qu’ils fassent une expérience qu’ils n’auraient jamais pu faire, s’ils n’étaient pas morts comme ils sont morts, dans le ventre de leur mère, ou juste à la naissance.
Selon les croyances, selon les idées, selon la philosophie qu’on a,
il y a une façon de regarder les choses qui est parfois un peu différente de nos pensées un peu étriquées, différente de nos émotions et de notre vision un peu limitées.

 

“Est-ce que nous savons combien de temps un autre doit vivre ?”

 

 

 

 

exemple dessin pour génogramme